Un projet de recherche financé par l'Union européenne vise à mettre au point un procédé de production d'Ethyl Levulinate à partir de déchets végétaux.

L'objectif de ce projet financé par l'Union Européenne est de mettre au point un procédé de production durable d'Ethyl Levulinate, en tant que DMB (Diesel Miscible Biofuels), à partir de déchets végétaux cellulosiques issus de la biomasse. L'exploitation industrielle du procédé sera opérée par l'Europe et l'Amérique latine.
En particulier, le projet DIBANET (Development of Integrated Biomass Approaches Network) a pour principal objectif de développer notre connaissance en matière de production d'Ethyl Levulinate (EL) à partir de déchets végétaux cellulosiques issus de la biomasse. L'éthyl Levulinate (EL) est considéré comme un DBM (Diesel Miscible Biofuels), c'est à dire une énergie renouvelable pouvant être un substitu partiel au diesel. La production de l'éthyl levulinate s'obtient par estérification de l'éthanol avec de l'acide aminolévulinique.
L'objectif du projet est de permettre également d'utiliser un procédé de pyrolyse rapide pour convertir les résidus issus de la production d'EL en bioOil et ainsi améliorer le processus global de valorisation du retraitement de la biomasse.
L'union Européenne finance à hauteur 3,73 millions d'euros le projet DIBANET dans le cadre de son programme sur l'énergie : le Seventh Framework Program. Le consortium DIBANET intègre des partenaires provenant l'Argentine, du Brésil, du Chili, du Danemark, de la Grèce, la Hongrie et le Royaume-Uni.
Les principaux objectif de DIBANET sont les suivants :
- Optimiser le rendement de l'acide aminolévulinique pour la conversion de la biomasse.
- Améliorer le bilan énergétique et le rendement total des biocarburants issus de la valorisation des déchets végétaux issus de la biomasse. Plus particulièrement en utilisant un système de pyrolise pour valoriser les résidus issus du procédé principal.
- Améliorer les critères de sélection des déchets issus de la biomasse pour optimiser le procédé.
- Réduire les coûts énergétiques et chimiques impliqués dans la production de 'Ethyl Levulinate, à savoir l'éthanol et l'acide aminolévulinique.
- Produire une analyse du DMB en vue de valider la conformité avec la norme EN590. Si non conformité, établir des proposions permettant de s'y conformer.
Le procédé de production envisagé pour la production de DBM comporte 6 étapes principales :
- Optimisation de la sélection de la biomasse, gestion de l'approvisionnement et préparation de la charge.
- L'hydrolyse et dégradation de la charge : production d'acide aminolévulinique, furfural (qui peut être transformé en acide aminolévulinique par hydrigénation), d'acide formique, et résidus solides.
- Estérification de l'acide aminolévulinique avec de l'éthanol pour produire le DMB-éthyl Lévulinate.
- Pyrolyse de tout ou partie des résidus solide pour produire une bio-huile et un charbon de biomasse. la Pyrolyse peut être améliorée en utilisant l'acide formique produit récupéré à l'étape 2.
- Amélioration catalytique de la bioOil afin d'améliorer le mélange pour qu'il soit soluble avec le diesel.
- Utilisation du charbon produit en tant qu'engrais ou en tant qu'énergie pour alimenter le procédé.
Un mélange de 20% d'Ethyl Levulinate (EL) dilué dans 70% de diesel et 1% d'additif dispose d'une teneur en oxygène de 6,9% ce qui lui confère un capacité de combustion plus propre. Le mélange dispose d'un haut pouvoir lubrifiant, d'une teneur réduite en soufre et rentre dans les spécifications définies par l'ASTM D-975. Selon les tests menées, l'utilisation du mélange n'entraine aucune pénalité en terme de consommation de carburant.






| 222